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L’histoire de Gyroscope

Ernesto Ramirez : courir des marathons en restant productif

Gyroscope Personal Records

Gyroscope Personal Records

Ernesto Ramirez

Ernesto vient d’obtenir son doctorat en santé publique, spécialisé dans les comportements de santé. Il vit à Los Angeles et travaille depuis cinq ans avec Quantified Self Labs, où il a aidé à faire grandir et à coordonner la communauté QS dans le monde entier. Sa thèse portait sur les comportements nés de l’usage des trackers d’activité : comment les gens se servent de leurs appareils et ce qu’ils font en conséquence.

Cette année, il a réussi à la fois à terminer sa thèse de doctorat et à courir le marathon de Los Angeles ! Il vient nous raconter comment il y est arrivé, et comment il a utilisé Gyroscope pour suivre et partager sa progression en chemin.

Gyroscope : ta thèse portait sur le self-tracking. Quels outils utilises-tu pour te suivre toi-même ?

Ernesto : je suis un utilisateur de Fitbit de longue date, avec plus de 18 millions de pas depuis début 2011. J’utilise Moves et Swarm de Foursquare pour les lieux, et RescueTime pour suivre ma productivité et me rappeler de rester concentré.

Pour le poids, j’ai une balance Withings Wi-Fi. Je porte aussi une Apple Watch pour suivre ma fréquence cardiaque et me rappeler de me lever et de bouger dans la journée.

Côté activité, j’utilise iSmoothRun pour la course, la randonnée et mes rares sorties à vélo. J’aime bien parce que ça s’intègre à tous les autres services, comme Strava et Runkeeper.

2015 a été ma meilleure année de course
Des motifs très nets ressortent du rapport annuel de course d’Ernesto

Gyroscope : quel est ton objectif principal ? Le quantifier t’a-t-il aidé ?

Ernesto : mes objectifs principaux étaient d’écrire ma thèse et de tenir mon plan d’entraînement pour le marathon. Gyroscope me rappelle comment j’utilise mon temps, et ça m’a permis de rester sur les rails.

Ça me donne aussi une plateforme pour visualiser ma progression en course, ce que j’adore partager avec mon entourage, dont mon groupe de course à Los Angeles, BlacklistLA. Je reçois beaucoup de retours positifs de ces cercles, et c’est très motivant.

2015 a été ma meilleure année de course, et les rapports annuels de Gyroscope y sont pour beaucoup. Ils ont rendu la course plus sociale et plus amusante, même quand j’étais seul dehors.

Ernesto court le semi-marathon du Griffith Park Trail chaque année depuis son arrivée à Los Angeles en 2012. 2015 a été sa meilleure année de course : 7e au classement général, et son temps le plus rapide !

Gyroscope : quelles autres courses as-tu aimées ?

Ernesto : il y a maintenant beaucoup de photos comme celles-ci dans mon fil, des cartes de mes courses dans Los Angeles centrées sur différentes œuvres d’art. Je le dois en grande partie à BlacklistLA, une super association locale qui soutient la vie de quartier, l’art et la santé par la course.

Chaque lundi soir, le groupe se retrouve pour une courte sortie de 3–4 miles qui mène à une fresque ou à une installation artistique. Courir avec eux cette dernière année ne m’a pas seulement rendu meilleur coureur, ça m’a fait aimer Los Angeles et tout son incroyable talent artistique.

Gyroscope : tu as terminé ta thèse cette année. Suivre tes données de productivité t’a-t-il aidé à la finir ?

Ernesto : j’ai trouvé RescueTime vraiment utile.

Je m’en sers depuis un moment, mais je ne regardais jamais vraiment mon score de productivité ni où j’en étais. Le jour où il a fallu s’y mettre pour de bon, j’ai fait quelques réglages qui l’ont rendu réellement actionnable.

D’abord, j’ai modifié la note de productivité de quelques apps et sites pour qu’ils comptent comme plus improductifs (Twitter, Facebook, Reddit, etc.).

Ensuite, j’ai utilisé le blocage de sites FocusTime pour imposer du temps productif.

Enfin, je me suis fixé une règle : seulement 45 minutes de temps improductif par jour, après quoi tous les sites improductifs étaient bloqués.

Pendant la rédaction de ma thèse, j’ai passé l’essentiel de mon temps dans quatre outils : RStudio (analyse et visualisation de données), Atom (écriture de code), Microsoft Word (rédaction) et Mendeley (gestion des références).

Ce suivi m’a vraiment ouvert les yeux sur un point : je passais presque trop de temps sur l’analyse de données, puisque j’avais des années et des années de données à explorer.

Mais une thèse, ce n’est pas que de l’analyse. Ce sont surtout des mots sur le papier. Pouvoir constater « waouh, je passe 7 ou 8 heures par jour à analyser des données » a été un électrochoc qui m’a obligé à lever le pied et à consacrer plus de temps à écrire et à expliquer mon travail.

Gyroscope : tu fais tourner beaucoup de services en tâche de fond sur ton téléphone. Est-ce qu’ils consomment beaucoup de batterie ? Comment gères-tu ça ?

Ernesto : mes deux conseils :

  1. Ayez toujours un câble Lightning sur vous.
  2. Investissez dans une batterie externe.

La plupart des apps que j’utilise transmettent des données en Bluetooth ou traitent la position en arrière-plan. Ce sont des processus gourmands en batterie, alors je prends des mesures.

Pour limiter la consommation quotidienne, voici ce que je fais :

  • Réduire le nombre d’apps autorisées à envoyer des notifications, ce qui réduit leur temps d’écran.
  • Désactiver la localisation en arrière-plan pour les apps qui ne m’apportent rien. Par exemple, je la veux pour Foursquare, mais pas pour Facebook.
  • Regarder régulièrement quelles apps consomment de façon disproportionnée et déterminer si c’est à cause de mon usage (comme consulter Twitter trop souvent) ou de l’app elle-même.